vendredi 7 septembre 2012

Parents et enseignants : des partenaires



Le mois de septembre est arrivé et avec lui la rentrée scolaire. Soulagement, inquiétude, diverses émotions sont vécues par les parents. La question primordiale est : Qui enseignera à mon enfant cette année? 

Pour avoir vécu ces deux états, celui de mère et celui d’enseignante, je crois que la recette gagnante réside dans le fait que chaque partie ne doit pas perdre de vue l’objectif : l’ENFANT, sa réussite, son bien-être, son bonheur. Pour ce, parents et enseignants se doivent d’être solidaires, de vivre un partenariat et travailler ensemble.

Les partenaires doivent développer certaines attitudes que j’ai prônées pendant toutes ces années d’enseignement :
1.      L’OUVERTURE 
Quand l’enfant arrive à l’école, il n’est pas une page blanche, il a un vécu familial spécifique. Il se trouve confronté à un autre vécu, le vécu scolaire et les parents eux aussi. 

·           S’ouvrir au fait que « la famille n’est pas une île » est un pas important;
·           S’ouvrir au fait de confier son enfant à une autre personne et faire confiance;
·           S’ouvrir à une façon d’éduquer différente, à des règlements différents;
·           S’ouvrir au fait que mon enfant n’est pas seul dans sa classe et que l’enseignante a la responsabilité de tous ses élèves.
Être ouvert et accueillant prédispose à une bonne relation.

2.     UNE BONNE ET SAINE COMMUNICATION
J’entends par là :
·           Se parler, se mettre au courant des difficultés, de ce qui va, de ce qui va moins ou de ce qui ne va pas;
·           Dire clairement et concisément ce qui est, en vérité;
·           Dresser un portrait réaliste de la situation vécue et chercher ensemble des solutions, des réponses aux problèmes rencontrés. Ensemble et non l’un contre l’autre, car ne l’oublions pas l’enfant a besoin de cohérence. Si les deux partenaires vont dans la même direction, il y a plus de chances de faire avancer l’enfant.
Quel pas peut faire une enfant qui se sent tiraillé entre son parent et son enseignante?
Cette communication doit s’exercer dans le respect, en s’écoutant attentivement, en étant délicat dans la manière de dire et en se centrant non pas sur ce que la situation nous fait vivre mais sur l’ENFANT.
Être en action au lieu d’être en réaction.


3.     L’HUMILITÉ
C’est accepter les maladresses éducatives. C’est constater que je ne suis pas un parent parfait, que l’enseignante n’est pas parfaite elle non plus, que chacun peut faire des erreurs, que chacun a ses propres limites.
C’est aussi accepter que l’enfant puisse éprouver des difficultés, des retards voire sérieux, que tout n’aille pas comme prévu.
C’est accepter de laisser tomber mes attentes, mes rêves, mon idéal d’un enfant parfait, d’un élève parfait.
Parfois, c’est constater que mon enfant si gentil à la maison ait un comportement insupportable en classe et ne pas tomber dans le piège de l’accusation, la justification ou la culpabilité en cherchant à tout prix un coupable. C’est un cul-de-sac qui n’entraîne que conflits, malentendus, irrespect. L’enfant dans tout cela?

4.     L’IMPLICATION

Tout enseignant rêve de parents qui considèrent l’école comme étant importante.
Des parents qui :
·           S’intéressent à ce que fait son enfant à l’école;
·           Lui posent des questions;
·           Le suivent de près dans ses leçons, ses examens;
·           L’aident à faire un travail;
·           Le motivent à faire des efforts;
·           L’encouragent à  se surpasser;
·           Qui ne critiquent pas devant lui l’enseignante;
·           Donnent de la place pour l’école à la maison.

Les enfants y passent cinq heures par jour, dix mois par année pendant au moins douze ans.
Pour permettre ce développement harmonieux et le développement vers l’âge adulte, l’enfant a besoin de parents, d’enseignants solides, solidaires et aimants qui l’aident à être heureux à l’école et à RÉUSSIR.

« Éduquer un enfant,
·           C’est l’aider à devenir ce qu’il est;
·           C’est l’aider à trouver ce pour quoi il est fait;
·           C’est l’aider à prendre sa place dans la société. »
                                                Formation PRH

Danielle Savard

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