mercredi 9 janvier 2013

LA PLACE DE L’ENFANT DANS LA SOCIÉTÉ


J’ai eu un automne extrêmement chargé, ce qui fait que je n’ai pas eu le temps d’écrire sur le blogue. En ce début d’année 2013, j’aimerais souhaiter à chacun la santé, la joie d’être soi-même et le bonheur de se réaliser.

J’ai passé un bon temps des fêtes avec ma famille, mais je me suis surtout émerveillée des trois petits-enfants nés en 2012 : Alexia, Luis David et Étienne. Moi qui travaille auprès des enfants depuis de nombreuses années, ces petits m’interpellent encore plus; ils viennent me chercher dans mes tripes. Je me revois, jeune adulte, dans l’apprentissage de l’éducation de mes enfants… de mes incertitudes… de mes tâtonnements… de mon amour pour eux… Apprendre à être parent est tout un défi, mais chaque parent a la responsabilité de faire cet apprentissage.

          Comme le dit si bien Stéphane Laporte dans le journal La Presse du samedi 15 décembre 2012, les parents sont investis d’une mission : le bonheur de leurs rejetons. Donner la vie à des enfants sans leur donner  l’amour, c’est comme donner une lampe de poche sans piles. Ça ne sert à rien. La vie ne s’allume pas. La vie est inutile. Il faut que la société fasse de la protection des enfants, sa priorité.

          En tant que parent, éducatrice, enseignante, animatrice, auteure du programme À la découverte de soi, c’est ce que je prône depuis plusieurs années : un monde meilleur pour chaque enfant, une place ajustée à eux où l’enfant est priorisé. Un monde où l’enfant en tant que personne entière serait au cœur de la société : au cœur de sa famille, au cœur de l’école et au cœur de lui-même. Un monde où chaque éducateur, parents, enseignants, intervenants sociaux, aurait pour mission d’aider l’enfant à exister dans ce qu’il a de plus fondamental, lui en profondeur.

          Pour accomplir cette tâche, certaines attitudes, certains gestes doivent être mis en pratique quotidiennement :
1.  Avoir un regard ajusté face à l’enfant et intervenir à partir de celui-ci :
C’est voir les forces de l’enfant, ses beautés mais aussi ses limites, ses problèmes, ses difficultés. C’est le reconnaître tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit. C’est être attentif à l’enfant, à ce qu’il est sans le survaloriser ou le dévaloriser, être à son écoute pas de ses désirs et caprices mais de ses besoins fondamentaux d’être reconnu, vu, compris, aimé pour ce qu’il est.

2.    Donner à l’enfant des règles de conduites sécurisantes qui soient claires, constantes, cohérentes et conséquentes :
 C’est agir avec une fermeté douce et amoureuse. C’est être cohérent avec le dire et le faire. Se dire que l’enfant a besoin de règles, d’un cadre pour un développement sain.

3.  Apprendre la flexibilité, la souplesse, être malléable. Savoir s’adapter aux changements.
C’est laisser de côté la rigidité pour faire face à l’imprévisibilité de l’enfant, apprendre à faire avec, laisser la place à ce qu’il est, et ainsi être créateur dans le « comment agir » avec lui.

4.  Établir un lien d’attachement signifiant avec l’enfant, le perfectionner, le fignoler :
Que l’éducateur soit une boussole, un guide pour l’orienter, lui donner des balises, quelqu’un sur qui l’enfant peut compter, demander conseil, se modeler, avoir une place unique et trouver sa voie.

Je souhaite qu’en 2013 chacun se sente concerné par l’enfant et lui donne sa vraie place, réponde à ses vrais besoins, croit en lui et que cette croyance l’aide à poursuivre sa route vers ce qu’il est, au pas à pas, progressivement, année après année. Car l’avenir de l’humanité dépend du bon développement de ses descendants (Stéphane Laporte).

Danielle Savard

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