mardi 3 décembre 2013

Accueillir la tristesse

Noël approche… Cette fête suscite beaucoup d’émotions. Pour les plus petits, la joie, l’impatience et l’excitation les gagne. Pour les plus âgés, c’est un temps de réjouissances en famille et peut-être aussi un petit vent de nostalgie… souvenirs des Noëls de leur jeunesse.

Quand j’enseignais, je profitais de ce temps pour parler des émotions et faire vivre aux élèves toutes sortes d’activités pour leur apprendre à s’exprimer. Ainsi, une activité consistait pour chaque élève à écrire deux fois par jour et ce, pendant trois semaines, l’émotion qu’il vivait. Bien sûr, les mots « excitation, hâte, joie » étaient monnaie courante. Mais, il y a eu ce petit qui, pendant tout ce temps, n’a écrit qu’un seul mot « triste ». Il n’osait pas pleurer et sa tristesse se transformait en colère… dans la cour de récréation. À chaque fois, je lui demandais : « Qu’est-ce qui te rend triste? » et il me répondait : « Je ne sais pas. » Moi, je le savais; sa situation familiale étant des plus compliquée. La seule action que je pouvais poser c’était d’accueillir sa tristesse et c’est ce que j’ai fait. Depuis ce temps, j’ai développé le programme À la découverte de soi et des outils pour apprendre aux enfants à gérer leur tristesse. Alors, je vous les partage.

Petits trucs pour apprendre à gérer la tristesse :

1.     Accueillir la tristesse de votre enfant même si c’est difficile de le voir souffrir. On a tendance à banaliser cette émotion et la transformer vite en joie. Il ne faut pas oublier qu’une tristesse non exprimée s’imprime en soi et reste présente tant et aussi longtemps que son contenu n’est pas vidé. En accueillant sa tristesse, vous aidez votre enfant à y faire face et à l’exprimer.
2.    L’aider à respirer dedans sans fuir.
3.    Le laisser pleurer tout son saoul. Pourquoi la nature nous aurait-elle dotés de larmes si elles étaient inutiles?  Les larmes sont utiles pour ne pas garder la tristesse au fond de soi. Isabelle Filliozat
4.    Lui faire raconter sa peine ou lui demander de l’écrire, de la dessiner.
5.    Terminer sur une pensée positive. L’aider à tirer profit de cette expérience.

Un proverbe irlandais dit : « Les larmes qui coulent sont amères, celles qui ne coulent pas le sont encore plus. »

Pour plus de détails, lisez l’histoire de Zoom sur l’île de la Tristesse (Livre 4 de la collection La mystérieuse aventure du monde intérieur : Zoom explore le continent Émotif).

Danielle Savard